PS, retour du "Bal des faux-culs" !

Publié le par Emmanuelle Colombani

On a entendu François Hollande expliquer avec beaucoup de circonvolutions après le Conseil national de ce week end que, finalement, le PS voterait probablement en faveur du Traité européen simplifié.

En effet, il a annoncé la position du parti, avec beaucoup de précautions, dit que personnellement il y était favorable, parce qu'il permettait "de sortir de l'impasse" et indiqué que des voix divergentes existaient au sein du Parti qu'il se devait de rapporter ... ce qu'il n'a finalement pas fait d'ailleurs ...

C'est peu dire que des voix divergentes existaient, effectivement, puisqu'on a pu, toute la semaine dernière, les entendre s'exprimer à loisir un peu partout ... Bien entendu toujours et encore l'ineffable Mélenchon, suivi de son compère Emmanuelli ... avec des arguments complémentaires mais dissemblables : pour le premier une opposition de principe, pour le second l'appel à réclamer non la ratification parlementaire mais le referendum ... pourtant on ne peut pas dire que Sarkozy n'avait, une nouvelle fois, pas prévenu : c'était écrit noir sur blanc dans son programme présidentiel et il ne s'est pas privé de le clamer à chaque réunion : tout le monde était donc averti !

Mais la palme revient sans conteste à Benoît Hamon, dont seule peut-être la jeunesse permettrait d'excuser les âneries qu'il a pu prononcer à ce propos, en demandant in fine que le PS ne vote pas non, mais s'abstienne ...

Selon lui, les socialistes doivent s'abstenir parce que seule la voie referendaire serait garante de la volonté des français ... c'est donc avec plaisir que nous apprenons de Benoit Hamon, peut-être parce qu'il n'est pas député à l'Assemblée Nationale, mais à Strasbourg, que, lorsque les parlementaires votent une loi, c'est "dans le dos des Français" (sic). L'abstention permettrait de montrer que les socialistes sont soucieux de rester à l'intérieur du processus européen, mais n'aggréent ni le fond ni la méthode du Traité.

Tout cela en plus pour finir par conclure que l'unité du PS étant primordiale, il faudrait coûte que coûte parvenir à un accord, quitte à ce que chacun remballe ses convictions au fond de sa poche ... c'est dire le grand cas qu'on fait de l'Europe au PS, finalement ...

Il paraîtrait même que cette histoire de Traité européen jetait une ombre sur la refondation ...

En tous cas, Manuel Valls, plus fin, n'a pas pour l'instant réitéré son exploit de 2005 : "contre" quand tout le monde était "pour", et "pour" quand tout le monde était "contre". Il a retenu la leçon.

Il forme son cercle, vous savez, je vous en ai déjà parlé :

LE CERCLE DE LA GAUCHE DISPARUE ... !

Publié dans Actualité politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article