Encore un départ : Jean-François Deniau.

Publié le par Emmanuelle Colombani

sa maison à TadjouraCeci est la photo qui orne la page d'accueil du site personnel de Jean-François Deniau et les lignes qui suivent sont la transcription des mots qu'il prononce quand on y arrive  :

" C'est ma maison au bord de la mer, et j'aime la mer, dans le désert, et j'aime le désert, près de Tadjoura la mystérieuse, entre l'Océan Indien et la Mer Rouge, et j'aime le mystère. J'ai eu tant de vies que je ne suis pas sûr de m'y retrouver et que je cherche encore quelle est la bonne, quelle est la vraie".

Monsieur Deniau, toutes vos vies auront été les bonnes et les vraies.

Votre vie de brillant étudiant, votre temps en Indochine, votre participation à l'écriture du Préambule du Traité de Rome, vos fonctions à la Commission européenne, d'Ambassadeur de France en Mauritanie, puis en Espagne, de secrétaire d'Etat puis de Ministre. Le fait que vous ne rappeliez jamais ou presque vous-même vos décorations (Grand Officier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre, Croix de la Valeur Militaire).

Pour ce qui me concerne, ce qui m'aura le plus marqué chez vous, ce sont vos dernières vies, celles des 25 dernières années, celles qui nous donnent une vraie leçon, celles qui faisaient que je quittais tout ce que j'avais en cours dès que j'entendais le son de votre voix, pour vous écouter et recueillir auprès de votre parole des raisons de croire en l'homme et d'espérer. Vos combats pour les droits de l'homme, votre combat contre la maladie dans lequel vous vous êtes battu contre un élément encore plus fort, la mer. Vos récits, tous vos livres, en particulier votre dernier ouvrage, "Survivre", dont je vous ai entendu si bien parler.

D'autres photos pourraient illustrer toutes vos vies. J'en retiendrai quelques unes, que je vous emprunte.

Avec tout mon respect.

 avec les boat-people en Afghanistan à Sarajevo en mer face à la mer

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